Revue de presse française

Le Parisien Magazine - 7 Février 2014-->

MC

  

LA MAISON CARRIER, A CHAMONIX

Cette maison, qui évoque les anciennes fermes savoyardes, n’est autre que l’annexe canaille du Hameau Albert 1er, deux étoiles au Michelin. Dans un style moins ampoulé, on se délecte d’une cuisine paysanne avec une soupe gratinée au chou vert et lard fumé, du boudin avec fricassée de poires et pommes de terre et des fromages locaux.

>Où ? 44, route du Bouchet, Chamonix
(Haute-Savoie). Tél. :04 50 53 00 03.
>COMBIEN ? De 20 € (au déjeuner) à 42 €.

Le Point - Février 2014-->

Le point

 

 

Le point

  

TENDANCES EVASION

RENOUVEAU
Pluie d’étoiles sur les hôtels des montagnes françaises

PAR NATHALIE LAMOUREUX ET MARION TOURS

Milieu extrême, la montagne est terre d’audace. Son hôtellerie est devenue pour les architectes et les chaînes d’hôtels une formidable vitrine de leur expertise et leur excellence. A cadre exceptionnel il faut une réponse à la hauteur. D’où cette déferlante de luxe, de créativité et d’originalité qui gagne les 3 et 4 étoiles. La tendance ? Une lecture plus contemporaine de l’espace, des formes, des lignes, du mobilier. Le tradi-cosy s’allège, s’accorde avec le design aussi pointu que les pics environnants. De nouvelles mises en scène confrontent les styles et les matériaux dans leur force brute. La déco réchauffe un univers tourné vers le bien être et crée des ambiances dynamiques et souriantes. On casse les codes de la modernité en faisant revivre les premiers de cordée de l’architecture, on la joue poétique en convoquant les précurseurs du wall design. Seigneurial, branché, pittoresque, minimaliste, un cocon pour chaque rêve.

 

Cooconing chez Martine

Des ruches, des arbres, un lavoir, des greniers trois chalets, un bâtiment classé, dominés par une éminence blanche, baignée des ors du couchant. On croit rêver. Et puis, aujourd’hui, ce refuge. Autrefois habité par la maman, il a été aménagé au-dessus de la maison Carrier, comme pour couronner l’investissement de la famille. Un siècle s’est écoulé. Près de quinze fermes vouées à disparaître ont retrouvé ici une nouvelle vie. L’architecte Bernard Ferrari y a mis tout son cœur. Rien d’ostentatoire ni de spectaculaire. De grands espaces en vieux bois blanchi, rehaussée de meubles anciens, de tableaux et d’un jacuzzi. De 845 à 1475 euros la nuit. Duplex 150 m², (6 personnes). Chez Martine, hameau Albert 1er, Chamonix. 04.50.53.05.09, hameaualbert.fr.

Fou de pâtisserie Janvier Février 2014-->

Fou de patisserie

 

 

Fou patisserie

 

 

 

 

Soufflé chaud

  

Fou de pâtisserie Janvier Février 2014

Carnet de desserts
Etoiles des neiges

Pour ceux qui rêves d’étourdissantes ascensions mais qui ne veulent pas renoncer à la gourmandise, l’ivresse des cimes les guette avec les créations des chefs de montagne que nous vous proposons de réaliser chez vous. Un sommet de douceur dans votre assiette.

Pierre Maillet
Chef à l’Albert 1er (Chamonix). Relais et Châteaux
Soufflé chaud à la chartreuse verte, glace chartreuse

8 parts
30 minutes préparation
6 minutes cuisson

Pour la glace chartreuse :

0.9L de lait
0.2L de crème liquide
75g de staboline
10 jaunes d’œufs
300g de sucre
160g de Chartreuse verte

Faite bouillir le lait avec la crème et la staboline. Versez sur les jaunes d’œufs et le sucre blanchis ensemble. Faites cuire le tout à 84°C en remuant sans cesse avec une spatule. Passez la préparation au chinois fin et laisser refroidir au congélateur. Quand le mélange est froid, ajouter la chartreuse puis turbinez et réservez au grand froid.

Pour la crème anglaise

1L de lait
10 jaunes d’œufs
200g de sucre

Faites bouillir le lait et versez sur les jaunes d’œufs blanchis ensemble. Faites cuire le tout à 84°C en remuant sans cesse avec une spatule, passez au chinois fin et laissez refroidir au congélateur.

Pour la finition

30g de chartreuse verte
3 jaunes d’œufs
9 blancs d’œufs
150g de sucre

Chemisez 8 moules à soufflé de 10cm de diamètre et 5cm de hauteur avec le beurre et le sucre. Pesez 375g de crème anglaise et ajoutez-y 30g de chartreuse verte. Réservez 200g de cette préparation en saucière. Mélangez les 200g restants avec les jaunes d’œufs. Montez les blancs en neige et serrez-les avec le sucre. Incorporez délicatement les blancs montés au mélange précédent. Garnissez les moules à hauteur en lissant bien sur le dessus. Enfournez à 200°C (th.6-7) pendant 6 minutes. Servez les soufflés avec une boule de glace à la chartreuse verte et glissez au centre la sauce à la chartreuse.

Pierre Maillet en quelques mots

Son parcours

Hôtel de Paris, Monte-Carlo.
Louis XV d’Alain Ducasse.
Albert 1er depuis 1977 et chef depuis 2005, 2 étoiles au guide Michelin.

Sa cuisine

Il apporte sa touche personnelle et exprime ce qu’il pense être le bon, le beau et le bien au sein de ce lieu chargé d’histoire que lui ont légué les quatre générations précédentes.

Ses influences

Les sensations puissantes procurées par la pratique de la montagne lui inspirent une cuisine pure et brute dans laquelle transparait également son attachement à son Sud-Ouest natal et à la Méditerranée.

Officiel Voyage - Décembre 2013-->

Officiel Voyage  

Officiel voyage - Décembre 2013

Cette saison, une pluie d’étoiles et de nouveautés recouvre les sommets alpins.

Chez Martine Hameau Albert 1er à Chamonix

Le Relais & Châteaux 5 étoiles s’enorgueillit cet hiver d’un appartement d’exception conçu par l’architecte Bernard Ferrari. Ses volumes contemporains en bois blanchi sont habillés de touches savoyardes.

www.hameaualbert.fr

Cosy Mountain - Décembre Janvier 2014-->

Chez martine cosy mountain

 

 

 

Cosy mountain

  

PERLES DES ALPES

Quand la grande Hôtellerie de montagne  veut décrocher la lune…

Comme à New York, Londres ou Paris, les hôtels design et contemporains se multiplient en altitude. Les vacanciers sont invités à vivre des expériences exclusives et nouvelles, dans un cocon de luxe très étudié, avec des services de plus en plus nombreux. Revue de détails de ces nouvelles perles des alpes où l’on vous offre dès cet hiver la montagne sur un plateau !

Enquête Patricia Parquet

L’hôtellerie de montagne s’était-elle un peu trop reposée sur ses lauriers ? Il y a 10 ans, un hôtel 4 étoiles en station n’avait rien de comparable avec le confort d’un 4 étoiles à Londres même si les clients payaient la nuit globalement le même prix. Aujourd’hui, les touristes aisés boudent les hôtels à la déco vieillotte des années 90, avec des sapins et des petits cœurs sur les tissus rouges de la chambre car ils peuvent profiter ailleurs de lieux inspirants, créés par de grands noms de la décoration. Pour le même prix, la clientèle ayant un fort pouvoir d’achat s’attend à la même qualité de services et de sophistication qu’ailleurs à travers le monde.

[…]

Pour l’appartement ‘ Chez Martine’, au-dessus de la Maison Carrier à Chamonix, Bernard Ferrari a mélangé du bois blanchi et des meubles anciens.

Le Figaro Magazine, du 15 Novembre 2013-->

Chez Martine
  

Le Figaro Magazine du 15 Novembre 2013

Dossier Spécial Neige

Trois belles maisons savoyardes poussent les murs cet hiver

A Saint-Martin-de-Belleville, La Bouitte (04.79.08.96.77 ; www.la-bouitte.com), refuge de charme et table 2 étoiles, s’agrandit d’un chalet de 6 chambres et suites. La plus vaste s’appelle « Marie », 75 m² d’espace vital sous la charpente apparente, avec salon, cheminée et baignoire jacuzzi.. A partir de 740 €. A Hauteluce,  près des Saisies, La Ferme du Chozal (04.79.38.18.18 ; www.lafermeduchozal.com) ouvre le Mazot. Aménagé en duplex, ce petit chalet de 1849 qui servait autrefois de grenier, peut accueillir 4 personnes. A partir de 265 €. Enfin, à Chamonix, au Hameau Albert 1er (04.50.59.05.09 ; www.hameaualbert.fr ), on pourra venir à 6 « Chez Martine », le nouveau duplex de 150 m² installé au-dessus du restaurant La Maison Carrier, tout de bois blanchi, meubles savoyards et toiles de Pierre –André Camilléri, le peintre des glaciers. A partir de 1260€ pour 3 à 6 skieurs.

L'ultra-traileur gastronome - Joggeur N°3 Octobre Novembre 2013-->

Joggeur1

 

 

 

Joggeur2

 

 

Joggeur3

 

 

 

Joggeur4

   

SANTE ALIMENTATION

Pierre Carrier

L’ultra-traileur gastronome

Une diététique parfaitement adaptée  aux exigences de la course à pied apporte souvent peu de plaisir. Pour Pierre Carrier, chef doublement étoilé au guide Michelin et finisher de l’UTMB, on ne peut pas envisager une bonne nutrition sans plaisir. Voyage au cœur de la grande cuisine dans le massif du Mont-Blanc.
Par Laurent Reviron

« L’aile ou la cuisse », ça vous dit quelque chose, ce film où Louis de Funès jour le rôle d’un directeur de guide gastronomique. Pierre Carrier a le même gouût que le personnage principal de ce film : « J’aime trop manger, non vraiment, j’aime trop ça ! », répète sans arrêt ce montagnard issu de huit générations de Chamoniards laboureurs, épiciers mais aussi guides de haute montagne. C’est son grand-père qui a monté la première maison de restauration en 1903 : la pension du chemin de fer. L’affaire familiale a donc plus de cent ans. Son père a brillamment pris la succession en décrochant une étoile au guide Michelin et Pierre a fait de même en 1979. « J’ai perdu son étoile rapidement, se souvient-il. Je l’ai récupérée tout de suite et j’en ai gagné une deuxième en 1999. J’ai fait beaucoup de montagne jusqu’à 23 ans. J’avais le niveau pour présenter le diplôme de guide mais à partir du moment où je me suis mis à travailler, je n’ai quasiment plus pratiqué pendant vingt ans. On était ouvert sept jours sur sept et on travaillait beaucoup. J’ai repris petit à petit dans les années 2000 ». Aujourd’hui, Pierre a passé le flambeau à sa fille Perrine qui a repris la direction de l’Albert 1er avec son mari Pierre Maillet. Pierre Carrier reste encore actif dans la maison familiale mais il peut désormais consacrer plus de temps à sa passion pour la montagne et la bonne bouffe. On peut difficilement obtenir deux étoiles au guide Michelin sans aimer manger. C’est ce qui l’a amené à devenir chef cuisinier, mais aussi ce qui l’a motivé à courir : « J’ai repris l’activité physique par la course à pied pour obtenir une bonne condition pour la montagne. Et aussi parce que j’aime manger et que je n’avais pas envie de prendre de poids. Puis j’ai eau mal aux genoux. J’ai été opéré d’un ménisque. J’avais les genoux usés comme beaucoup de montagnards et je n’envisageais vraiment pas de faire un trail un jour. Puis j’ai découvert les baskets Hoka (cf. visite p.86). Ça a été un déclic. Aujourd’hui, je fais sérieusement du trail. J’aime ça. J’ai participé à ma première course il y a trois ans. » 54ème du Trail des Aiguilles Rouges, dans les 600 de la Maxi Race d’Annecy et de l’UTMB et 273ème du Marathon du Mont-Blanc dernièrement, Pierre réalise quelques bonnes perf’ malgré son âge et son investissement tardif dans la discipline. Se mettre sérieusement au trail passe forcément par un minimum de précautions au niveau de l’alimentation. Mais pour cet amoureux de la bonne cuisine, il n’est pas question de passer à côté de l’essentiel : « La course impose un minimum de restrictions. J’ai fait ma propre expérience mais j’en reviens toujours à la même chose, il faut prendre du plaisir à manger alors je me prépare des petits plats sympas. Je ne vais pas manger une grosse platée de nouilles infâmes juste parce que le lendemain je vais courir 80 bornes. On ne s’alimente pas bien si ce n’est pas bon. Je cuisine avec les bonnes choses qu’on achète pour le restaurant. Je mange énormément de nos produits du jardin. Je vais cueillir une salade une heure avant de la manger. C’est hyper sain et plein de vitamines contrairement à des trucs qui auraient traîné trois jours dans un frigo. Il ne faut pas hésiter à utiliser des herbes et aromates. J’en mets beaucoup dans mes plats. C’est un plus gustatif et bon pour l’organisme ». Alors quand il s’agit d’avaler des produits énergétiques, le chef fait un peu la grimace : « J’ai découvert l’alimentation spécifique à la discipline avec les barres, gels,… Franchement, j’ai un peu de mal avec tout ça. Les barres de céréales à la limite. Les gels, c’est repoussant. Ça empâte la bouche. Il faut boire un litre d’eau pour le faire passer. Non, j’y arrive pas. On a déjà du mal à s’alimenter en course, alors si c’est pas bon, c’est galère. Je n’arrive pas à ne manger que sucré. Je prends souvent un petit sandwich au jambon salé dans ma poche. J’ai besoin de solide. Sur les ravitaillements, je prends des fruits, du jambon, du fromage, du pain… J’aime manger du ‘vrai’. » Pierre n’a pas de notions pointues en nutrition mais il se connaît bien et sait ce qu’il lui faut : « Lors de mon premier trail, j’ai eu un coup de pompe. Je me suis arrêté un quart d’heure au ravitaillement. J’ai mangé du pain, du fromage, du saucisson. Ça m’a redonné la patate et j’ai remonté cinquante places ! »

Un mois d’attention

Au quotidien, Pierre a aussi des habitudes atypiques mais pleines de bon sens : « Manger une côte de porc fermier avec beaucoup de gras une fois par semaine ne peut pas faire de mal. Tous les jours, ça ferait grossir et ce n’est pas adapté la veille d’une course. Il faut limiter la viande au profit du poisson. La prise de sucre doit être mesurée. Je mange rarement un dessert après un repas, mais j’aime bien une pâtisserie à 16 heures. Sur une sortie de moins de trois heures, je pars avec rien. Je sais que là où je vais, il y a des ruisseaux ». Pour l’UTMB, Pierre s’est quand même astreint à un minimum de rigueur : « J’ai fait attention un mois avant en buvant beaucoup d’eau et un minimum de vin. Un verre maxi dans la journée et pas tous les jours. La qualité des produits est déterminante. J’ai favorisé le poisson, les fruits, les légumes, des salades et dans les dix jours précédant le départ, j’ai chargé en féculents. Des pâtes, du riz… » Le chef n’est pas un maniaque de la diététique, mais de la bonne cuisine : « La gastronomie est indispensable et nécessaire à la diététique du sport. C’est pas Kilian Jornet qui va me contredire. J’ai mangé des dizaines de fois avec lui. On s’est fait plaisir avec de bonnes choses, en buvant du bon vin. Il faut juste faire attention à manger bien et bon. »

Envie d'ailleurs magazine - Truffe d’Alba et lièvre à la royale au Hameau Albert 1er à Chamonix-->

 

Truffe

 

Pierre Maillet

 

 

 

 

  

Découvrez la truffe d'Alba, hommage à l'histoire de la Savoie du temps où elle était liée au Piémont, travaillée par Pierre Maillet, chef doublement étoilé de l'Albert 1er, ou son lièvre à la royale, sublimé par les 48 heures que nécessite sa préparation.

 

Carte d’automne: truffe d’Alba et lièvre à la royale en invités d’honneur
L’automne descend doucement sur la montagne chamoniarde. Les courges emplissent le potager généreux du Hameau Albert 1er, Relais & Châteaux 5 étoiles, à Chamonix. La nouvelle carte du restaurant Albert 1er vient d’être conçue par Pierre Maillet. Et pour cette saison, le chef doublement étoilé a enraciné sa créativité dans une merveille italienne, la truffe d’Alba: « L’automne est la saison de toutes les saveurs de la terre... La truffe d’Alba est mûre, belle et parfumée. Si vous avez déjà goûté ce champignon, alors vous le savez. Son odeur est inimitable, sa saveur inoubliable. Si l’occasion ne s’est pas présentée à vous... peut-être pourrons-nous vous surprendre et vous initier à ce rare bijou venu du Piémont. »
Influences italiennes, hommage à l’histoire savoyarde, la truffe blanche s’accompagne de gnocchis de pomme de terre ou encore de poire et parmesan entre les mains de Pierre Maillet. Une ode à la terre à découvrir en regardant le mont Blanc embraser ses flancs enneigés des lueurs mordorées de l’automne...

 

Les mots de Pierre maillet
” L’automne appelle aussi gibiers, légumes tubéreux du jardin mais également le plat incontournable de notre carte en cette saison : le lièvre à la Royale. Suave, puissant, profond... comment définir cette préparation infiniment longue (48 heures de préparation)... il ne faut pas trop expliquer, il faut déguster et laisser libre imagination à vos papilles ! ”


Le Hameau Albert 1er, plus de cent ans d’innovation et de tradition chamoniarde
Depuis plus de cent ans et cinq générations, l’histoire du Hameau Albert 1er est liée à celle de la famille Carrier.

En 1901, Joseph Carrier, alors épicier et relais de diligences, voit arriver le chemin de fer à Chamonix. Deux ans plus tard, il pose la première pierre d’un hôtel rudimentaire baptisé La Pension du chemin de fer. Avec les jeux Olympiques à Chamonix, en 1924, l’adresse se dote du chauffage. Elle deviendra l’hôtel Albert 1er de Milan en 1934 ; hommage au roi des Belges, habitué de la destination chamoniarde et féru d’alpinisme, à l’instar de la famille Carrier. Marcel, petit-fils de Joseph et Clotilde Carrier (photo ci-contre), décroche une première étoile au Guide Michelin en 1967.

La génération suivante, emmenée par Pierre Carrier, développe le Hameau,
devenu Relais & Châteaux 5 étoiles, avec trois ambiances différentes (l’hôtel Albert 1er, mariage audacieux du contemporain et des matériaux alpins; les chambres de la Ferme, hommage à l’habitat traditionnel chamoniard revisité; et les chalets indépendants Grépon et Soli, dans l’écrin du jardin). À leurs côtés, le restaurant Albert 1er (doublement étoilé au Guide Michelin depuis 1999), la table de pays La Maison Carrier (qui célèbre les plats traditionnels de l’hospitalité montagnarde), le spa Le Bachal ou encore le Quartzbar, bar à vins & tapas et musique lounge en live, assurent une délicieuse expédition aux cimes du bien-vivre.

Aujourd’hui, Perrine, fille de Pierre, a épousé Pierre Maillet, chef de l’Albert 1er, tous trois forment un trio à la tête de l’un des cœurs emblématiques de Chamonix.

Hameau Albert 1er 
 Hôtel et restaurants famille Carrier et Maillet
38 route du Bouchet
74400 Chamonix Mont Blanc
France
Tel. : 0033 (0)4 50 53 05 09

www.hameaualbert.fr

 

Arts & Gastronomie > Accords mets vins-->

 

A&G

Les accords mets-vins de Christian Martray

Christian Martray est un homme passionné dont on boit les paroles sans modération. Ce Maître Sommelier de France est le chef sommelier du restaurant Albert 1er à Chamonix depuis dix ans déjà. Si le vin n’a aucun secret pour lui, il en va de même de la cuisine.

CHAMPAGNE JACQUESON
Dégorgement tardif 1996

Robe d’un jaune très doré avec une effervescence insolente pour un millésime presque majeur ! Le nez agréablement brioché s’oriente vers les notes d’humus et de sous-bois. La bouche montre un champagne d’esthète par sa vinosité, sa chair imposante, une touche miellée apportée par le chardonnay et une bulle vivifiante. Il conserve encore aujourd’hui une fraîcheur dynamique des plus raffinées. Idéal pour un apéritif dînatoire ou un repas, cette cuvée dégorgée en 2012 avec un dosage d’extra-brut de 3.5 g seulement, montre ainsi la capacité d’un grand millésime tel que 1996 à traverser le temps. Accord : l’accord avec l’amuse-bouche est magique, il s’approprie l’instant et s’entend parfaitement avec les girolles et les cèpes. Jacquesson atteint ainsi, grâce à une cuvée de ce calibre, le sommet des plus grands vins de la champagne. Prix : 190 €

SAINT-JOSEPH LE LOMBARD 2010
Yves CUILLERON

Figure de l’appellation Condrieu, Yves Cuilleron nous régale aussi des meilleures cuvées de Saint-Joseph tant en blanc qu’en rouge. Ce crumble d’époisses, n’en déplaisent aux amateurs de rouges structurés, se plaira beaucoup mieux en compagnie de ce Saint-Joseph blanc, une pure marsanne vinifiée à pleine maturité sur le sol granitique près de Verlieu (Loire). Sous une robe dorée d’une belle intensité, il révèle des arômes frais d’infusion, de verveine, d’amandes fraîches, tout en délicatesse. La bouche est d’une exquise suavité puis la petite touche amère de la marsanne donne du relief et de l’énergie à cette cuvée parfaitement ciselée. Accord : il est magique, fait saliver et surtout se montre au niveau de la générosité de ce célèbre fromage bourguignon revisité. Prix : 17.60 €

 

MEURSAULT LES TESSONS 2010
Michel BOUZEREAU & FILS

Une belle robe jaune brillante des plus attrayantes, un nez de beurre frais, une touche légèrement vanillée, voilà une entrée en matière tout en subtilité. La bouche est à la fois croquante et gracieuse, la note boisée est modérée, l’ensemble est d’une grande sapidité, un vin qui procure beaucoup de plaisir. Le chardonnay se livre ainsi avec suavité, gourmandise et classe, la finale est persistante. Pas étonnant que mes confrères et moi-même en soyons si friands ! Les Tessons est une vigne qui devrait mériter le statut de 1er cru, cela reste en tout cas un des meilleurs rapport prix-plaisir du célèbre village de Meursault. Accord : il est bien sûr aisé sur le Saint-Pierre mais il est aussi intéressant par la juxtaposition du minéral du vin et les saveurs de sous-bois apportées par les trompettes. Prix : 35€

 

CHAUME 2009
Château Soucherie

Thibaud Boudignon est le vigneron qui magnifie le chenin blanc au Château Soucherie tant en sec avec son somptueux Savennières qu’en version liquoreuse avec ce Chaume 2009. Dans les années particulièrement propices à générer la célèbre pourriture noble on obtient un jus des plus concentrés qui cependant ne manque pas de grâce. La robe est d’un jaune très doré. Le nez exprime exactement la poire, le coing et une touche d’abricot sec. La bouche est un ravissement tant par la richesse de sa texture si bien équilibrée que par sa tonicité naturelle. Accord : le boisé est présent mais intégré pour réaliser ainsi un accord parfait alliant la poire et les fruits secs. Chaume est en fait une toute récente appellation (2011), elle représente le meilleur terroir de l’AOC Coteaux du Layon 1er cru.
Prix : 25 €

 

PINOT NOIR MARLBOROUGH 2010
DOG POINT VINEYARD

Robe rubis profond, un éclat bleu-noir brillant. Le nez est marqué par une fine note de kirsch et de cerise noire, le bouquet est intense, il révèle ce que le pinot noir montre de plus pur et celui-ci est né en Nouvelle Zélande ! La bouche est délicieuse par sa texture juteuse et veloutée, un brin rafraîchie par un fruité acidulé. Point de boisé racoleur, tout est bien géré, il n’est donc pas exagéré de comparer ce vin à la plus belle expression d’un vin de la Côte de Nuits en Bourgogne. Et pourtant…Ce vin est issu du terroir de Marlborough, au nord-est de l’île du sud, près de Blenheim. Il me rappelle l’un des nombreux voyages que j’ai fait aux côtés de mon ami et confrère Olivier Poussier, Meilleur Sommelier du Monde 2000, il est important, pour nous sommeliers de vérifier sur place l’évolution qualitative de ces vins du nouveau monde qui créent un phénomène d’émulation face à notre production française. Accord : l’alliance avec la caille en cocotte nous permet de respecter la chair de cette petite volaille, agissant en finesse, gommant au passage le gras du plat apporté par les champignons « pieds de mouton » avec ce pinot infusé plutôt qu’extrait, un véritable bonheur que de profiter de ce fruit désaltérant que seul le pinot noir est capable de procurer. Prix : 45 €

 

Paroles de pro
Christian Martray
Maître Sommelier de France

« J’ai commencé par les cuisines de Paul Bocuse où j’ai appris le métier. On devrait tous débuter par là. Connaître les produits, les recettes, ça apporte une certaine sensibilité. Au quotidien, c’est un atout précieux pour accorder les vins. » Et lorsqu’il conseille ses clients, il fait bien plus que vendre un flacon. « J’aime entamer un dialogue avec les convives, comprendre ce qui les fait vibrer, les surprendre aussi. Il faut respecter les goûts mais savoir emmener les clients hors des sentiers battus, avec des vins étrangers par exemple. On fait de très belles choses partout. Et c’est d’ailleurs ce qui m’intéresse dans les vins : la diversité ! »

Reportage M6 'Zone Interdite'-->

Diffusion du 1er Septembre 2013

Reportage sur château La Lagune et Maison Jaboulet avec Caroline FREY

L'Albert 1er est mentionné à partir de la 58ème minute

Cliquez-ici :

Zone interdite

Hameau Albert 1er – Hôtel, restaurants et spa famille Carrier et Maillet – 38 route du Bouchet – 74400 Chamonix Mont Blanc – France – Tel : 0033 (0)4 50 53 05 09 – Fax : 0033 (0)4 50 55 95 48 – mail : infos@hameaualbert.fr