CÔTÉ EST, JUIN-AOÛT 2002

ADOPTER UN MAZOT. « Autrefois, on offrait le grenier quand les enfants s’établissaient, se souvient Martine Carrier de l’hôtel Albert 1er à Chamonix. On avait tous envie d’en avoir un. On a trouvé le nôtre dans le village de mes parents. » « A dix-huit ans, poursuit Pierre Carrier, mon frère et moi, nous avions aidé notre père à le démonter et à le remonter. » Aujourd’hui, ils sont essaimés dans le jardin de l’hôtel comme des chalets miniatures, aménagés et réservés d’une année sur l’autre ! C’est dire que le mazot a un destin nomade, même si, avec la vogue actuelle, on peut déplorer de le voir quitter le paysage des alpages pour intégrer le fond d’un jardin et se garnir de géraniums.